Radoslaw Piesiewicz est dans le collimateur de la justice de son pays. Le président du Comité olympique polonais (PKOl) est accusé d’avoir perçu des contreparties financières pour des contrats de sponsoring.
Radoslaw Piesiewicz a été interpellé dans le cadre d’une enquête pour une vaste affaire de corruption liée aux cryptomonnaies. Le président du Comité olympique polonais (PKOl) est soupçonné d’avoir perçu une contrepartie financière à l’octroi par le PKOl de contrats de sponsoring et de promesses d’influence au bénéfice de la plate-forme d’échanges de cryptomonnaies Zondacrypto, qui a depuis cessé ses activités.
Selon les médias polonais, Piesiewicz aurait reçu en cadeau de Zondacrypto, une montre d’une valeur estimée à 40 000 €, ce qu’il dément, affirmant avoir payé lui-même ladite montre.
Des primes en cryptomonnaies
« Radoslaw Piesiewicz a été arrêté. Une telle personne n’aurait jamais dû être président du Comité olympique polonais. Piesiewicz a discrédité l’olympisme polonais et exploité l’image des sportifs polonais », a écrit sur X le ministre polonais des Sports, Jakub Rudnicki. Le ministre de l’Intérieur, Marcin Kierwinski, a de son côté estimé que le mis en cause était un « symbole de la corruption extrême qui gangrène le mouvement olympique », rappelant qu’il avait été soutenu pour son élection à ce poste par le principal parti d’opposition Droit et Justice (PiS, nationaliste), au pouvoir de 2015 à 2023. Le gouvernement accuse cette plate-forme de liens avec l’opposition nationaliste, la mafia et les services secrets russes.
En vertu de l’un accord de sponsoring avec Zondacrypto, les athlètes polonais médaillés aux Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina 2026 devaient être récompensés avec de la cryptomonnaie. Ces versements se sont avérés aléatoires. Les réserves en bitcoin de Zondacrypto ont fondu de 99 % en quelques mois. Un effondrement que la presse polonaise décrit comme « le pire scandale financier de ces dernières années ».
Le leader des plateformes de trading de cryptomonnaies en Europe centrale utilisait un marketing agressif, notamment dans le milieu sportif, avec des partenariats avec quatre clubs de football de première division polonaise. Zondacrypto avait aussi des liens avec le prestigieux club italien de la Juventus Turin. Son défenseur de légende, Giorgio Chiellini, était même devenu un ambassadeur de la marque.