Alors que Tokyo 2020, version été 2020, a battu des records de partenariats, près des deux tiers (65%) des partenaires des Jeux olympiques, reportés d’un an en raison du coronavirus, ne sont pas certains de maintenir leurs engagements.

Des partenaires se disent inquiets des conséquences pour leurs opérations promotionnelles durant les Jeux, face au risque de propagation du Covid-19 et de la montée des coûts pour les organisateurs, selon un sondage de la chaîne japonaise de télévision publique NHK. «Nous cherchons (…) des moyens de simplifier l’organisation des Jeux, voir comment nous pouvons réduire la complexité des Jeux» et leur coût, avait notamment souligné mercredi le président du CIO Thomas Bach dans un entretien à l’AFP, sans toutefois évoquer un éventuel huis-clos. Les sponsors redoutent aussi une annulation pure et simple des JO de Tokyo, les organisateurs ayant souligné que 2021 était la «dernière option» pour les tenir.

Plus des deux tiers des répondants au sondage de la NHK (68%) ont souligné que la crise du coronavirus avait aussi affecté leur propre situation financière. Beaucoup d’entre eux ont également expliqué qu’ils n’avaient pas encore pris leur décision parce que la renégociation de leurs contrats avec les organisateurs n’a pas encore commencé. De nombreuses grandes entreprises nippones sont partenaires de Tokyo 2020 et comptaient mettre 348 milliards de yens sur la table (près de 3 Md€), soit près de la moitié des recettes attendues de l’événement. Par ailleurs, ce montant n’inclut pas les participations de Toyota, Panasonic et Bridgestone, lesquels sont partenaires mondiaux du CIO sur plusieurs olympiades.