Selon une étude réalisée par l’agence Two Circles, en partenariat avec Sporsora, l’intérêt pour le sport féminin est au plus haut en France avec 12,3 millions de fans en 2021, et 553 M€ de revenus (+89%) prévus d’ici 2026.

L’étude, qui porte sur le développement économique du sport féminin de haut niveau en France, est inédite. Outre des données sur l’état du marché, elle comprend des recommandations stratégiques pour les acteurs de l’écosystème du sport féminin de haut niveau en France. 

L’analyse révèle qu’il y a aujourd’hui 12,3 millions de fans de sport féminin en France, soit plus de la moitié des fans de sport (56%). Ce pourcentage reste relativement bas par rapport aux pays où la croissance du sport féminin est plus avancée. Au Royaume-Uni, la proportion de fans de sport également fans de sport féminin est de 67% selon Two Circles.

Selon l’étude menée entre août et décembre 2021 auprès d’un panel représentatif de Français et sur des entretiens avec des experts de l’industrie (détenteurs de droits, médias, sponsors, experts, athlètes et associations), le sport féminin de haut niveau générera en France 293 M€ en 2021, soit six fois moins que le montant généré par le sport masculin de haut niveau (1,96 milliard d’euros). Mais l’agence de marketing sportif, leader mondial dans l’analyse de la data sur le comportement des fans dans le sport, prévoit que les revenus générés par le sport féminin dans les cinq prochaines années augmenteront de 89% (contre 5% entre 2016 et 2021) ! Grâce notamment à l’investissement des détenteurs de droits sportifs français dans le sport féminin ainsi qu’à de nouvelles initiatives pour convertir l’intérêt en opportunités commerciales. Les droits de retransmission (117 M€ en 2021) deviendront également une source de revenus plus importante que le sponsoring (141 M€ cette année) pour le sport féminin de haut niveau en France d’après Two Circles.

« Aujourd’hui, toutes les données indiquent que le sport féminin entre dans son âge d’or en France avec de plus en plus de nouveaux fans qui le suivent et donc l’opportunité de générer des nouveaux revenus, commente Clément Barouillet Responsable France de Two Circles. À travers cette étude inédite, nous espérons partager avec l’ensemble de l’écosystème du sport français, certains éléments de la data, et des pistes, qui pourraient servir à concevoir un plan pérenne de développement pour le sport féminin en France. Nous espérons également que notre rapport puisse inspirer les acteurs du sport féminin en France de continuer à mener (ou de lancer) des actions, et de trouver des moyens et des leviers à activer, pour permettre aux actifs sportifs féminins, et ainsi au sport féminin dans son ensemble, de se développer pleinement. »

Ainsi, l’agence est convaincue que les prochaines années verront une réduction de l’écart des recettes générées par le sport féminin et le sport masculin de haut niveau avec en point de mire Paris 2024. Les JO 2024 seront les premiers Jeux Olympiques paritaires de l’Histoire. Le Cojo a également pris le pari de mettre le sport féminin tout autant sur le devant de la scène que le sport masculin. La couverture télévisée (38%) et les Jeux Olympiques (27%) sont les principales portes d’entrée pour devenir fans de sport féminin selon l’étude. Les Jeux Olympiques, diffusés en clair par France Télévisions, mettent en avant des athlètes féminines pour un large public et cela se ressent dans les athlètes et sports les plus populaires, constatent les auteurs de l’étude. Le football est cité en premier, devant le tennis, l’athlétisme, la natation et le cyclisme. Un sport collectif pour quatre sports individuels dont deux (athlétisme et natation) bénéficient de l’effet loupe des JO alors que le tennis et le cyclisme sont tirés par les deux locomotives que sont Roland-Garros et le Tour de France.

Reste à trouver la figure de proue du sport féminin. Une nouvelle fois, au baromètre de la popularité les Français regardent dans le rétro. La nageuse Laure Manaudou est l’athlète féminine la plus populaire en France, bien qu’elle ne concoure plus en compétition depuis… 2012. Amélie Mauresmo, numéro 1 mondiale de tennis en 2004, est citée dans le Top 6 de l’étude.

L’étude est issue notamment d’une enquête auprès d’un panel de plus de 1100 Français sur la période du 20 au 27 Septembre 2021, panel identifié comme représentatif de la population française en termes d’âge, de sexe, de géographie et de catégorie socio-professionnelle.