Pour éviter le démantèlement, le Groupe Kirch (endetté à hauteur de 6,5 milliards d’euros) a déposé le bilan de sa principale filiale : KirchMedia.

Le fleuron de l’empire Kirch emploie 5.500 des quelque 9.500 salariés du Groupe Kirch et regroupe ses chaînes de télévision en clair (ProSieben, SAT.1, N24, DSF, Kabel1), ses droits de films et ses droits sportifs (droits de retransmission télévisée des deux prochaines Coupes du monde de football de 2002 et 2006 et du championnat d’Allemagne de football -Bundesliga- jusqu’en 2004).

Quatre de ses principales banques créancières (la Bayerische Landesbank, la HypoVereinsbank, la DZ Bank et la Commerzbank) devraient dévoiler un plan de sortie de crise. Il prévoit la création d’une société holding qui reprendrait les actifs sains du groupe : les activités de télévision commerciale en clair et les droits de films et de séries télévisées. Une injection d’argent frais dans la nouvelle société serait également prévue pour 800 millions d’euros. Le bouquet numérique payant de Kirch, Premiere World, ne fera pas partie de la nouvelle société et pourrait être fermé compte tenu des pertes énormes qu’il essuie (deux millions d’euros par jour).
Groupe Kirch

Le Groupe Kirch est composé d’une multitude de filiales. Plusieurs pôles se dégagent.

Le pilier est KirchMedia. La société détient les droits sur de nombreux films, programmes, dont ceux concernant la retransmission des matches de la Coupe du monde de football et de la Bundesliga, ainsi que plusieurs chaînes de télévision rentables (SAT1, Pro Sieben, etc.), KirchMedia est d’ailleurs paradoxalement la plus rentable des filiales de Kirch.

Le pôle KirchPay TV. C’est le département télévision à péage du groupe, dont la chaîne Premiere. Le maillon faible est ici.

Le troisième pôle, KirchBeteiligung, regroupe plusieurs participations dans le cinéma (Constantin Film) ainsi que la société contrôlant les droits de Formule 1 (Slec).