Alors que Renault a présenté jeudi un plan d’économies de plus de 2 milliards d’euros pour les années à venir avec la suppression de 15.000 emplois dans le monde, le constructeur automobile ne remet pas en cause son engagement dans le Championnat du monde de Formule 1.

«Nous avons dit publiquement et nous confirmons que nous restons engagés en Formule 1», a déclaré Claudine Delbos, directrice-générale par intérim de Renault, lors d’une conférence téléphonique avec les analystes pour commenter le plan d’économies qui s’accompagne de 15.000 suppressions d’emplois dont 4.600 en France. «L’annonce d’une nouvelle réglementation sur le plafonnement des dépenses est très bonne pour nous car nous devrons moins investir dans cette discipline que certains de nos concurrents qui dépensent beaucoup d’argent. Donc nous sommes et restons en F1», a-t-elle souligné.

La F1 vient de décider de limiter le plafond des dépenses annuelles à 145 M$ en 2021 (132 M€) puis 140 M$ pour 2022 avec une nouvelle baisse à 135 M$ pour 2023-2025, sur la base d’une saison de 21 courses.

Mercedes Benz sur la même ligne
Le groupe Daimler, à qui appartient Mercedes, dément les spéculations dans les médias allemands. Selon Auto Bild et d’autres médias, Mercedes envisageait de quitter la Formule 1 avec son équipe constructeur et que des discussions avaient lieu avec Aston Martin et Lawrence Stroll pour la reprise du projet, avec Toto Wolff, néo-actionnaire d’Aston Martin. Daimler affirme qu’il n’en est rien, déclarant qu’il était «clairement dans son intention» de continuer dans ce sport. «Les spéculations concernant un éventuel retrait de la Formule 1 restent infondées et irresponsables. Le sport a pris les bonnes mesures pour faire face aux conséquences de la pandémie de COVID-19 et à sa future viabilité financière, et nous nous félicitons de ces mesures.» Le constructeur précise aussi : «Nous avons clairement l’intention de continuer en Formule 1 en tant qu’équipe d’usine Mercedes-Benz dans les années à venir, et de le faire avec notre partenaire et directeur, Toto Wolff.»

L’écurie Williams officiellement mise en vente
Dernier du classement des constructeur la saison dernière avec un seul point, l’écurie Williams est à la recherche d’investisseurs. Sir Frank Williams, fondateur et actuel actionnaire majoritaire (52,25%) s’est résolu à ouvrir le capital de son écurie à des investisseurs extérieurs pour limiter les pertes financières. «Les options envisagées comprennent, mais sans s’y limiter, la levée de nouveaux capitaux pour l’entreprise, la cession d’une participation minoritaire dans William Grand Prix Holdings ou la cession d’une participation majoritaire dans WGPH, y compris une vente potentielle de l’ensemble de l’entreprise», indiqué l’écurie britannique dans un communiqué. Williams a annoncé une perte de 13 millions de livres sterling (14,4 M€) alors que des profits à hauteur de 12,9 millions de livres avaient été réalisés lors de l’exercice précédent. Le chiffre d’affaires du groupe est passé de 176,5 millions de livres en 2018 à 160,2 millions (177,8 M€) en 2019. Les revenus de la F1 sont passés de 130,7 millions de livres en 2018 à 95,4 millions (105,8 M€) en 2019, avec des pertes de 10,1 millions de livres (11,2 M€) en fin d’année dernière alors que 2018 s’était clôturé sur des bénéfices à hauteur de 16 millions. «Les résultats financiers pour 2019 reflètent le récent déclin de la compétitivité de l’activité F1 et la réduction en conséquence des revenus des droits commerciaux», a expliqué Mike O’Driscoll, le PDG de Williams. «La saison 2020 de la Formule 1 est, bien sûr, perturbée par la pandémie de COVID-19 et cela aura un impact sur nos revenus liés aux droits commerciaux cette année.»

Williams se sépare de Rokit
Alors que le contrat avec Rokit, spécialisé dans la téléphonie, devait se poursuivre jusqu’à fin 2023, le partenariat est stoppé par Williams. «L’équipe a également notifié son partenaire titre, ROKiT, et son principal sponsor, ROK Drinks, qu’elle mettait fin à leur relation», a déclaré Mike O’Driscoll. «Comme beaucoup d’autres entreprises, nous avons pris des mesures importantes pour atténuer les effets de la pandémie, notamment en prolongeant la période de chômage partiel de la plupart de nos employés.»