La Ligue féminine de football professionnel (LFFP) accueille deux nouveaux partenaires bien connus de l’univers du sport féminin. MGEN et Butagaz vont accompagner la LFFP dans sa croissance, toujours en portant des sujets sociétaux liés au sport féminin.
La mutuelle MGEN est devenue « le premier grand partenaire majeur de la LFFP ». « Le football féminin prend de l’ampleur et devient de plus en plus important en matière de licenciées et de clubs concernés, explique Clotilde Truffaut, déléguée nationale aux engagements sociétaux de MGEN. Pour nous, être partenaires de la Ligue c’est décupler la puissance de notre message et essayer de faire bouger les lignes. » La mutuelle a fait l’abandon de la pratique sportive par les adolescentes son cheval de bataille. Il y a quelques mois, MGEN avait commandité une étude sur cette thématique. Le résultat était sans appel : 45,2 % d’entre elles laissent tomber le sport avant l’âge de 15 ans, soit six fois plus que les garçons. À partir de ce constat, l’idée est d’inspirer les jeunes filles à continuer à pratiquer le football en leur présentant des rôles modèles. Le trophée de joueuse du match, qui sera remis à l’issue de chaque rencontre de l’Arkema Première Ligue, a été créé dans cet objectif.

« Ce nouveau soutien, exclusivement engagé auprès de la Ligue et du football professionnel féminin, représente une nouvelle étape et un symbole particulièrement fort pour notre projet », souligne Andreea Koenig, vice-présidente de la LFFP.
Des partenaires sensibles aux enjeux sociétaux
L’autre partenaire, Butagaz Eco-énergie, connaît lui aussi l’univers du sport au féminin puisqu’il est déjà namer de la Ligue de handball féminin (LFH). « C’est un prolongement naturel de compléter le handball avec le football, assure son directeur général, Aurélien Barbé. On a trois valeurs communes : l’ambition, l’engagement et la proximité. »
En suivant une stratégie d’associer des sponsors qui viennent pour des questions de visibilité, mais aussi pour des enjeux sociétaux, la LFFP compte désormais six partenaires. Elle ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. « On a encore l’objectif d’en signer des nouveaux, explique Paul-Hervé Douillard, le directeur général de la LFFP. Lorsqu’on a créé la feuille de route avec la Fédération, on s’était fixé un certain nombre d’objectifs qui correspondaient également à des montants de partenariats ou de droits commerciaux. Pour l’instant, on y répond, mais on souhaite encore augmenter ces revenus la saison prochaine. » Les deux nouveaux partenaires se sont engagés pour trois ans, soit jusqu’en 2029. Ils apporteraient 4 M€ environ sur trois ans à la ligue féminine.

