L’Olympique de Marseille et la Caisse d’Épargne Provence Alpes Corse (CEPAC) présentent le contenu du partenariat de naming pour le Vélodrome.
Depuis quarante ans déjà, la CEPAC accompagne l’Olympique de Marseille. « Depuis 40 ans on est là, et demain on sera là », résume la campagne de communication qui accompagne l’opération. Un ancrage que la banque locale revendique comme le socle de son engagement, loin d’une simple opération de visibilité. « C’est un mariage volontaire, une vraie ambition et une vraie motivation. Au-delà de ces quarante ans de vie commune, il y a tout le symbole du Vélodrome et de ce qu’il rapporte en termes d’attractivité. On ne vient pas juste pour acheter un naming et être vu partout. Ce naming sera réussi si on l’a utilisé pour le développement économique », explique Christine Fabresse, présidente du directoire de la CEPAC.
Un naming pensé comme un outil territorial
Pour la dirigeante, l’enjeu dépasse la seule enceinte sportive. « Le Vélodrome n’est pas seulement le stade de l’OM, c’est un symbole de Marseille et un lieu d’attractivité pour toute la ville », a-t-elle rappelé. Le discours coïncide avec l’implantation historique de l’établissement : plus de 200 ans d’existence, un habitant sur quatre accompagné dans la région aujourd’hui, et huit collectivités sur dix parmi ses clients. « Nous sommes une banque territoriale », insiste Christine Fabresse. Ce positionnement, la CEPAC le décline déjà largement dans le sport régional. La banque soutient notamment Provence Rugby, les Rapaces de Gap (hockey sur glace), le Pauc à Aix-en-Provence (handball), ainsi que la course Marseille-Cassis, sans oublier des projets de rénovation de terrains de basket dans des quartiers prioritaires.
Une dimension sociale au cœur du dispositif
Le nouveau naming ne se limite pas à l’apposition d’un nom sur la façade du stade. « Ce n’est pas seulement mettre un nom sur un stade. Le contenu qu’on va lui donner sera intéressant », insiste Stéphane Richard, rappelant que l’OM est une « entreprise de spectacle » qui porte aussi une responsabilité dans la cité.
Concrètement, la Caisse d’Épargne annonce vouloir « ouvrir le stade au plus grand nombre ». Chaque année, 500 places seront réservées à des habitants via des associations, parmi lesquelles des structures engagées auprès des enfants malades (Sourire à la Vie, Bleu Azur) ainsi que des associations de lutte contre les violences faites aux femmes. La banque prévoit également d’offrir chaque année 500 places pour l’OM Stadium Tour, une visite des coulisses du CEPAC Vélodrome, des vestiaires jusqu’à la salle de conférence de presse. Par ailleurs, la CEPAC annonce la création d’une carte bancaire co-brandée avec L’OM, qui portera les couleurs du club. « Elle sera gratuite pour les moins de 28 ans, et on en offrira 1 000 pour les plus âgés ».
Des prestataires locaux mobilisés
Le déploiement de la nouvelle identité visuelle s’appuiera sur des entreprises implantées dans la région. La société Oxysign, basée à Aubagne (Bouches-du-Rhône), installera les lettres sur l’enceinte, tandis que l’aménagement intérieur sera confié à Quadrissimo, entreprise marseillaise. Un choix assumé par la CEPAC, qui ambitionne de faire de cette opération un modèle pour l’écosystème économique local : « J’espère que ce naming donnera envie à d’autres entreprises du territoire de s’engager. » Le nouvel habillage apparaîtra au courant de l’été pour être visible lors du premier match de la saison, le 22 août.
Une annonce qui coïncide avec l’arrivée de Stéphane Richard
Cette officialisation intervient au premier jour du mandat de Stéphane Richard, devenu président de l’OM ce jeudi 2 juillet, même s’il confie avoir « l’impression d’être là depuis dix ans ». « C’est une super nouvelle et une excellente coïncidence. Ces discussions ont été engagées depuis un moment. J’ai essayé de les accélérer dès l’annonce de mon arrivée. La CEPAC est le bon partenaire pour cette opération, pour l’OM, le Vélodrome, Marseille. La CEPAC représente l’engagement historique auprès du club et porte des valeurs importantes, comme l’exigence, la transparence, l’intégrité… », a commenté le nouveau président. L’ancien dirigeant d’Orange a aussi confirmé l’intérêt d’autres marques pour le naming du stade, dont une banque (Revolut vraisemblablement, ndlr), avant de trancher en faveur de la CEPAC : « C’est le bon partenaire, aussi le bon moment. » Un choix qu’il justifie aussi par la notoriété unique de l’enceinte marseillaise : « En matière de visibilité, le Vélodrome, on ne peut pas faire mieux. Marseille est associée à son Vélodrome », a-t-il souligné, non sans glisser, avec humour, qu’il « espérait un peu plus » sur le plan financier.



