Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, pointe l’impact des « pauses fraîcheurs », sur le rythme et la nature même des matchs de football.
L’équipe de France a bien négocié sa première de l’année aux Amériques avec une victoire à dix contre onze face au Brésil (2-1). Avant d’affronter la Colombie, dimanche 29 mars, le sélectionneur des Bleus est revenu sur les « pauses fraîcheurs », qui interrompent les matchs au milieu des mi-temps. « C’est bien pour vous, le diffuseur, d’avoir cette page de pub, mais ça change le football, a expliqué Didier Deschamps. D’avoir ces trois minutes, ça casse tout. » Le sélectionneur des Bleus aurait pu ajouter la curiosité d’une telle pause avec un thermomètre atteignant péniblement 18 degrés…
« En trois minutes, si vous êtes dans un temps fort, ça coupe tout, a continué le sélectionneur. Ça peut aider quand vous êtes moins bien, mais ça peut aussi faire l’inverse. On s’adapte. Les diffuseurs sont contents, parce que ça fait plus de publicité. On joue presque en quatre quart-temps. »
Entre impératifs commerciaux et intégrité du jeu, la question des « pauses fraîcheur » s’impose comme un nouveau point de tension dans le football international.