Le Paris SG officialise un partenariat avec le Rwanda, pays d’Afrique de l’Est. Il a aussi reconduit son contrat avec QTA (l’office du tourisme du Qatar), mais à des conditions différentes.

Comme avec Arsenal, le Rwanda vient profiter de la notoriété du PSG pour changer son image. Pour beaucoup, ce pays d’Afrique de l’Est reste associé au génocide de 1994 et qui coûté la vie à au moins 800.000 personnes. Le Rwanda souhaite mettre en avant les atouts qui en font désormais une destination touristique haut de gamme. 1,7 million de touristes auraient visité le pays en 2018.

Contractuellement, l’accord s’étend sur trois ans. Le pays africain devient un sponsor « premium », au même titre qu’Ooredoo ou Renault, par exemple. Mais il ne sera pas présent sur les maillots de match parisien. « Visit Rwanda » apparaîtra sur les maillots d’entraînement et les tenues d’échauffement des joueurs, ainsi que sur les affichages publicitaires du Parc des Princes. Il sera affiché sur la manche du maillot de match de l’équipe féminine du club. Le contrat prévoit aussi la visite de joueurs du club pour faire la promotion du tourisme local, réputé notamment pour ses gorilles, ses grands lacs. Une « semaine du Rwanda » sera organisée par le PSG dans des domaines plus éloignés du terrain comme la mode.

« Marqué par les tragédies du passé, le Rwanda est devenu en 25 ans l’un des pays les plus créatifs et innovants, commente Clare Akamanzi, CEO du Rwanda Development Board. Nous investissons une partie de nos revenus en tourisme pour développer des collaborations stratégiques comme celle que nous nouons aujourd’hui avec le Paris Saint-Germain car ces synergies ont un effet positif sur la perception du pays dans le monde. Cela se traduit notamment par une croissance du tourisme et le développement des exportations des produits Made In Rwanda. Ces partenariats entraînent également l’ouverture de nouvelles opportunités économiques pour les Rwandais, la création d’emplois supplémentaires dans notre secteur touristique et, plus largement, ils bonifient l’ensemble de notre écosystème. Aujourd’hui, 142 000 Rwandais sont directement employés dans le secteur du tourisme ; ils étaient 90 000 en 2017. L’année dernière, 1,7 millions de visiteurs ont été accueillis au Rwanda et nous en attendons encore plus cette année. De plus, nous avons enregistré un chiffre record de 2 milliards de dollars d’investissements et nous sommes confiants dans le fait que le partenariat avec le Paris Saint-Germain boostera les investissements.»

Ce partenariat avec le Rwanda ne remplace pas celui avec le Qatar, propriétaire du club. Pressé par le fair-play financier (FPF), le PSG a renoncé à son concept de « nation branding », qui justifiait selon lui la valorisation d’un contrat avec l’office de tourisme national (Qatar Tourism Authority, renommé National Tourism Council) jusqu’à 200 millions d’euros par an (par la suite décoté par l’UEFA dans le cadre du FPF). Le PSG continue de faire la promotion du Qatar, le partenariat a même, selon Le Parisien, été reconduit. Si aucune indication sur la durée ou le montant de l’opération n’a filtré, l’office de tourisme qatarien est désormais un « partenaire premium », soit 5 à 10 millions d’euros par an pour la plupart des contrats de cette catégorie.