Avec des spots de 30 secondes flirtant avec les 10 millions de dollars, le Super Bowl confirme son statut de vitrine publicitaire inégalée. La finale de la NFL, entre les New England Patriots et les Seattle Seahawks cette année, reste un levier de visibilité et de puissance économique unique pour les marques et les diffuseurs.
Aux États-Unis, le Super Bowl continue de dominer sans partage l’écosystème audiovisuel, y compris face aux plateformes de streaming. Dimanche 8 février, la finale entre les New England Patriots et les Seattle Seahawks à San Francisco s’inscrit une nouvelle fois comme le rendez-vous télévisuel le plus attractif de l’année, tant en audience qu’en valeur publicitaire.
Une audience massive qui sécurise l’investissement des marques
L’édition précédente avait rassemblé près de 130 millions de téléspectateurs aux États-Unis, soit plus d’un tiers de la population ! Un niveau d’exposition que n’offre aucun autre programme, et qui justifie chaque année l’appétit des annonceurs, qu’ils soient leaders mondiaux ou marques en quête de notoriété accélérée. Dans un contexte de dispersion des audiences, le Super Bowl reste l’un des rares événements capables de fédérer massivement en direct.

Cette année, NBC assure la diffusion de la rencontre, quelques jours avant de basculer sur les Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina (6-22 février). La chaîne commercialise environ 80 spots publicitaires, avec un tarif moyen estimé à 8 M€ pour 30 secondes. Les écrans les plus convoités, situés autour du show de la mi-temps ou lors des premier et quatrième quart-temps, dépassent les 10 M$ ! Un seuil symbolique qui établit un nouveau record dans l’histoire commerciale du Super Bowl et renforce le poids des diffuseurs traditionnels dans la chaîne de valeur des droits médias.
Sans surprise, les brasseurs occupent une place centrale. Anheuser-Busch mobilise ses marques Budweiser et Bud Light, tandis que le segment des sodas est représenté par Pepsi Zero Sugar et Poppi. Pringles confirme sa fidélité à l’événement pour la neuvième année consécutive. Du côté de la tech et des télécoms, T-Mobile opte pour un format long de 60 secondes, alors que Meta et Google investissent le terrain de l’intelligence artificielle. Dans les services, Uber Eats mise sur une narration incarnée avec un casting hollywoodien réunissant Matthew McConaughey, Bradley Cooper et Parker Posey.
L’extension numérique, clé du retour sur investissement
La diffusion télévisée ne constitue plus qu’un point de départ. Les annonceurs construisent désormais leurs campagnes pour générer une amplification sur les réseaux sociaux, via des contenus dérivés repris par les consommateurs, les influenceurs et les médias. Selon les plateformes, cette exposition additionnelle est estimée entre deux et quatre fois le coût initial du spot, renforçant l’intérêt économique de l’investissement.
Au-delà de la performance télévisuelle, le Super Bowl s’impose ainsi comme une plateforme médiatique globale, capable d’articuler télévision linéaire, activation numérique et storytelling de marque à grande échelle. Un modèle qui continue de faire référence dans l’économie mondiale du sport.