Le Ligue nationale de basket-ball (LNB) publie les budgets et les masses salariales des clubs de Pro A et de Pro B pour la saison 2010-2011. Les effets dévastateurs de la suppression du Droit à l’image collective (DIC) semblent moins terribles qu’annoncés. Et si l’Asvel, premier budget du championnat de Pro A avec 5,99 millions d’euros, voit le sien baisser (il était de 6,5 millions pour la saison écoulée), le budget moyen, lui, augmente à 3,94 millions d’euros (contre 3,7 millions il y a un an). Le retour dans l’élite de l’Elan Béarnais et du CSP Limoges n’est pas étranger à cette embellie.

Certes, cette moyenne des budgets de Pro A n’augmente que légèrement (+200.000 euros), mais dans le même temps, le budget moyen des clubs de Pro B ne baisse pas lui non plus. Il se stabilise. Preuve que les acteurs du basket professionnel français ont anticipé la prochaine saison et les difficultés annoncées (suppression du DIC, difficultés économiques des partenaires, etc).

Un premier constat concernant l’exercice 2009-2010 et l’atterrissage au 30 juin 2010 permet de constater que la prudence a prévalu dans la gestion des clubs, explique Cyrille Muller, président de la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG). L’exercice 2009-2010 dégage une nouvelle fois une situation nette positive et cette dernière devrait être exceptionnelle pour la Pro B. L’élaboration des budgets 2010-2011 a elle aussi confirmé le sérieux et la prudence des dirigeants du basket professionnel.

L’ASVEL Lyon-Villeurbanne est une nouvelle fois le club qui présentera le plus gros budget de Pro A (5,99 millions d’euros) sur la ligne de départ ainsi que la plus grosse masse salariale (2,36 millions d’euros). Champion de France en titre, Cholet vient ensuite avec un budget de 5,26 millions d’euros et une masse salariale de 1,82 million d’euros. D’une saison à l’autre, le budget choletais (Euroligue oblige) a bondi : il était de 3,8 millions d’euros la saison dernière.

Les deux promus de Pro B, Pau-Lacq-Orthez et Limoges réintègrent l’élite avec des ambitions sportives soutenues par des budgets conséquents pour des promus. Logique : ce sont deux places historiques du basket-ball français. L’Elan Béarnais disposera du 5e budget de l’élite avec 4,42 millions d’euros. De son côté, le CSP présente le 12e budget (3,5 millions d’euros). La saison prochaine, huit clubs auront un budget supérieur à 4 millions. Ils étaient six en 2009-2010.

Equipe Budget Masse_salariale Sal./Budget
ASVEL 5.991.000€ 2.359.000€ 39,38%
Cholet 5.261.000€ 1.824.000€ 34,67%
Orléans 5.051.000€ 1.543.000€ 30,55%
Le Mans 4.972.000€ 1.533.000€ 30,83%
Pau-Lacq-Orthez 4.442.000€ 1.442.000€ 32,61%
Roanne 4.326.000€ 1.639.000€ 37,89%
Nancy 4.316.000€ 1.432.000€ 33,18%
Gravelines-Dunkerque 4.089.000€ 1.400.000€ 34,24%
Paris-Levallois 4.076.000€ 1.429.000€ 35,06%
Strasbourg 3.807.000€ 1.190.000€ 31,26%
Chalon_sur_Saône 3.569.000€ 1.200.000€ 33,62%
Limoges 3.500.000€ 1.290.000€ 36,86%
Poitiers 2.602.000€ 948.000€ 36,43%
Vichy 2.453.000€ 764.000€ 31,15%
Le Havre 2.438.000€ 825.000€ 33,84%
Hyères-Toulon 2.119.000€ 800.000€ 37,75%
Total 62.992.000€ 21.618.000€ 34,32%
Moyenne 3.937.000€ 1.351.125€ 34,32%