Pas le choix. Nike était dans la tourmente depuis la suspension pour quatre ans pour incitation au dopage de l’entraîneur Alberto Salazar, à la tête du Nike Oregon Project (NOP). L’équipementier sportif américain stoppe de financer le groupe d’entraînement de Salazar. Ce qui condamne de facto l’existence du NOP, laissant une dizaine d’athlètes sur le carreau.

Dans une note interne, révélée par le site spécialisé Runner’s world, le président de Nike, Mark Parker, écrit : «Cette situation ainsi que des affirmations non fondées détournent nombre d’athlètes de leurs objectifs et les empêchent de se concentrer sur leur entraînement et leurs compétitions. C’est pourquoi, j’ai pris la décision de mettre fin à l’Oregon Project.» Parker, fragilisé par la divulgation de courriels l’informant de l’avancée des recherches du NOP, continue toutefois d’apporter son soutien à Salazar. «Une suspension de quatre ans pour quelqu’un qui a agi en toute bonne foi est une mauvaise décision», ajoute-t-il dans sa note interne. Mais plus si interne que ça…

Plusieurs voix s’étaient élevées pour réclamer la fermeture du Nike Oregon Project, parmi lesquelles l’Américaine Kara Goucher, athlète du groupe entre 2004 et 2011, qui avait élevé la voix contre les pratiques de Salazar dès 2013 : «Si j’étais Nike, je ferais venir de nouveaux entraîneurs et tournerais la page de cet Oregon Project, car il est clair que ses principes ne correspondent pas à ceux du sport propre et qu’il faut tout recommencer à zéro.»