Après la voile, le tennis. Bastide médical sponsorisait jusqu’à présent le navigateur Kito de Pavant. L’entreprise nîmoise s’associe au tennisman français Jérémy Chardy (31 ans). Un partenariat scientifique avant tout. Le groupe Bastide médical souhaite observer son sommeil et sa nutrition.

Le groupe Bastide médical (2000 salariés, 289,1 M€ de chiffre d’affaires) s’associe au tennisman français Jérémy Chardy (31 ans). Le 40e joueur mondial va servir de « cobaye ». Bastide médical compte observer son sommeil et sa nutrition. « L’intérêt pour notre groupe est, bien sûr, de développer notre visibilité, mais aussi de poursuivre le travail que nous avons réalisé avec Kito de Pavant sur le sommeil », explique Vincent Bastide, dirigeant du groupe, fondé par son père à Nîmes, il y a 40 ans. « Les maladies du sommeil et les apnées obstructives concernent 5 à 6 % de la population française, soit 3 millions de personnes, dont seulement 1 million a connaissance de son problème. C’est à nos yeux un problème de santé publique très large, dont les conséquences sont multiples. Le sport est une accroche plus positive pour parler du sommeil. »

Le groupe Bastide a accompagné Kito de Pavant dans ses préparatifs d’avant courses au large. Les observations réalisées sur ses temps de sommeil et, en fonction des tranches horaires de la journée ou de la nuit, leur effet récupérateur plus ou moins important, ont donné lieu à des articles scientifiques. Contrairement au marin, obligé d’entrecouper son sommeil, le joueur de tennis peut faire des nuits de huit à neuf heures. Mais Jérémy Chardy, toujours entre deux avions, subit régulièrement le décalage horaire, et estime que « tous les détails comptent. Bien sûr, c’est l’entraînement et le mental qui font l’essentiel, mais être rigoureux sur le sommeil et la nutrition m’intéresse beaucoup. Novembre et décembre sont des grosses périodes d’entraînements et on a des matins plus fatigués que d’autres. Je veux continuer à jouer le plus longtemps possible car j’adore ça, mais il me faut être sans doute un peu plus carré ». Originaire du Sud-Ouest, mais résidant à Londres, Jérémy Chardy, quart de finaliste à l’Open d’Australie en 2013, se dit « bon mangeur, j’adore la nourriture, mais je ne peux pas manger les produits gras, la charcuterie, la viande rouge que j’aime pourtant. Ou alors peu. Et je ne parle pas des frites ou du Coca… » sourit-il.

Après un entretien avec le médecin, Jérémy Chardy passera une nuit branché à un polysomnographe qui enregistrera son flux respiratoire, son rythme cardiaque, son taux d’oxygène dans le sang et ses mouvements jambiers. Ses phases de micro-réveils seront étudiées également. Dans un second temps, le groupe Bastide lui proposera de l’accompagner sur sa nutrition.