Le gouvernement a annoncé ce mercredi la prise en charge à 100 % par l’État de l’activité partielle pour les entreprises de l’événementiel, de la culture, des opérateurs de voyage et de séjour et du sport touchées par la pandémie de coronavirus.

Le gouvernement tente de répondre à la colère des exploitants de salles de sport, fermées dans les zones d’alerte renforcée. Il annonce la prise en charge à 100 % par l’État de l’activité partielle pour les entreprises de l’événementiel, de la culture, des opérateurs de voyage et de séjour et du sport. Il était initialement prévu que l’État ne rembourse plus que 85% de l’indemnité de chômage partiel à partir du 1er novembre. « Depuis le début de la crise sanitaire, l’activité de l’ensemble des entreprises de ces secteurs est fortement impactée et cela s’est renforcé avec les nouvelles restrictions auxquelles elles sont soumises, comme la fermeture des salles de sport ou la restriction de la jauge d’accueil à 1 000 personnes dans les zones où le virus circule le plus activement, indique le communiqué. Cette réunion de travail a donc permis d’annoncer que l’ensemble des entreprises des secteurs S1 et S1 bis, partout en France, bénéficieront du prolongement de la prise en charge à 100 % de l’activité partielle par l’État et l’Unédic jusqu’au 31 décembre 2020, soit 100 % du salaire net pour les salariés au SMIC et 84 % environ du net dans la limite de 4,5 SMIC. »

Pour les entreprises fermées administrativement comme les salles de sport, le fonds de solidarité prendra en charge la perte de chiffre d’affaires par rapport à l’an dernier jusqu’à 10 000 euros sur un mois calculé sur la durée de fermeture.

Basket, handball et volley s’opposent à la fermeture des gymnases
Dans un communiqué commun, les fédérations de basket-ball, handball et de volley-ball pressent le gouvernement de revenir sur sa décision de fermer les salles de sport et gymnases. Jean-Pierre Siutat (FFBB), Joël Delplanque (FFHB) et Éric Tanguy (FFVB) et regrettent que les autorités n’aient pas pris en compte « la réalité de la circulation du virus dans les établissements sportifs », avant d’exiger leur fermeture alors même que le ministère des Sports a « multiplié les campagnes affirmant que le sport est un vecteur de bonne santé » et fixé le « sport santé comme un axe prioritaire de travail. »

« Faire du sport stimule le système immunitaire. Plus les Français auront une pratique sportive régulière, plus ils seront aptes à combattre le virus, peut-on lire dans le communiqué. Il est donc vital que, tout comme les mineurs, les adolescents, les jeunes adultes et même les vétérans continuent à faire du sport ! Sur le plan épidémiologique, les personnes en danger face au COVID-19 sont à l’opposé de celles qui pratiquent dans les clubs. Fermer les gymnases et les salles de sport n’a donc pas de sens. »

Les trois présidents alertent également sur la situation économique difficile que traverse le secteur : « Les décisions prises par le gouvernement à l’encontre des milliers d’associations sportives qui ont déjà beaucoup souffert la saison dernière sont de fait injustifiées. Les clubs et les salles de sports sont un pan majeur de l’économie avec 64 % de Français qui pratiquent une activité physique régulière. Le sport français ne se relèvera pas de ce nouveau coup d’arrêt. »