Cisco devient Partenaire Officiel du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 pour déployer les équipements réseau, les infrastructures de cybersécurité et les logiciels de visioconférence contribuant à l’organisation de l’événement.

Pour Cisco, ce contrat n’est pas une première. L’entreprise américaine a déjà accompagné les Jeux Olympiques et Paralympiques de Londres 2012, de Rio 2016 et accompagnera aussi Tokyo 2020 en tant que partenaire officiel de l’infrastructure réseau. Pour Paris 2024, Cisco élargira son rôle en fournissant également l’infrastructure de cybersécurité et les logiciels de visioconférence. « Cisco est un leader mondial dans le domaine des équipements de réseau, des infrastructures de cybersécurité et de la collaboration, souligne Tony Estanguet, Président de Paris 2024. Son expertise nous permet de relever le défi de la confiance numérique ! »

« Les JO sont une cible naturelle en terme de cybersécurité »

La collaboration entre Cisco et le COJO de Paris 2024 permettra de « sécuriser les sites de compétition, de permettre les échanges entre bénévoles et de connecter les fans aux athlètes, pour que tous partagent et vivent les émotions de l’événement de façon inédite ». Et si les technologies utilisées « seront des solutions numériques durables et respectueuses de l’environnement », il s’agit bien de mettre en place un pare-feu au piratage des infrastructures informatiques.

« Les JO sont une cible naturelle en terme de cybersécurité », explique à l’AFP Laurent Degré, directeur général de Cisco France. « La sécurité est un processus continue », ajoute-t-il, insistant sur « l’importance de coordonner tout l’écosystème ». « C’est un marché qui évolue très vite. La «cybermalveillance», c’est un marché de plus de 4 milliards de dollars. La sophistication évolue aussi dans le temps et elle sera différente en 2024 », d’où « l’importance de stimuler l’innovation ». « On renforce le dispositif avec Cisco qui est leader sur ce marché », se félicite Tony Estanguet. L’idée est d’avoir « les meilleurs outils » et d’« éviter tout plantage pendant l’événement ». « On ne doute pas qu’on sera attaqué, en permanence », admet-il. « Il ne faut aucune faille dans n’importe quelle entrée possible, au sein des collaborateurs, des logiciels, de l’écosystème. » Le budget du Cojo se monte à 17 M€ pour la cybersécurité proprement dite. Un ligne budgétaire appelée à progresser sans doute à l’approche de l’événement.

Les Jeux olympiques ont déjà été la cible d’une attaque informatique. En février 2018, le Comité international olympique (CIO) a révélé avoir été victime d’un incident lors de la cérémonie d’ouverture des jeux d’hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud. Les pirates informatiques étaient parvenus à compromettre plusieurs services dont le Wi-Fi, la retransmission télévisuelle et la gestion des billets.

Cisco n’est pas la seule entreprise qui sera chargée de la gestion de la cybersécurité de Paris 2024. Atos, partenaire mondial du CIO, et Orange sont également partenaires de l’évènement sportif. Pour se préparer au mieux, des simulations de cyberattaques supervisées par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) sont prévues. Les dysfonctionnements récents de la plateforme d’enseignement à distance « Ma classe à la maison » du Centre national d’enseignement à distance (CNED), provoqués par des « attaques renouvelées plusieurs fois », d’après l’OCLCTIC (Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication), service de la police nationale en charge de l’enquête, devraient sans nul doute fournir un bon scénario…


Red Bull Racing mise sur le cloud d’Oracle

L’écurie de Formule 1, quatre fois championne du monde (2010, 2011, 2012 et 2013), compte sur la plateforme de cloud du géant américain pour analyser ses données au quotidien et les réutiliser aussi bien pour renforcer la compétitivité de ses pilotes que pour améliorer l’expérience proposée aux fans. Le contrat pluriannuel avec Oracle, bien visible cette saison sur les monoplaces autrichiennes, couvre aussi bien les opérations d’ingénierie sur la piste qu’en usine.
Red Bull Racing Honda espère que les capacités de cette plateforme lui apporteront un avantage concurrentiel sur la piste. Il s’agit d’améliorer les performances techniques de ses voitures tout en respectant la réglementation très stricte en matière de taille et poids des monoplaces, de puissance moteur. Les essais sur piste étant limités, les ingénieurs se rabattent sur une analyse très fine des données.
À travers ce partenariat, l’écurie souhaite également accroître l’expérience utilisateur des fans de F1 grâce au portefeuille de solutions d’Oracle. Elles offriront un accès aux statistiques et aux paramètres de course.