La résilience de la Coupe de la Ligue n’est plus à prouver. La compétition, souvent mal-aimée, bénéficie d’un accord de naming novateur. Il faut désormais parler de la « Coupe de la Ligue BKT ».

La Coupe de la Ligue bénéficie son tour d’un sponsor-titre. C’est déjà le cas pour la Ligue 1 et la Ligue 2. La L2 a ouvert le bal en 2016 se voyant renommer « Domino’s Ligue 2 » pour 4 ans. L’élite a suivi en 2017 en devenant la « Ligue 1 Conforama » pour 3 ans. La Coupe de la Ligue, quant à elle, prend le nom d’un sponsor indien totalement inconnu en France à ce jour : BKT.

Pourtant, BKT (900 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2017) se présente comme le leader mondial du pneu pour les segments spécialisés des engins et appareils utilisés dans l’agriculture, le terrassement, les secteurs minier, industriel, portuaire, jardinage et petits engins tout-terrain. Bref, tout ce qui ne roule pas sur une route. Le manufacturier devient le partenaire titre de la Coupe de la Ligue pour les six prochaines saisons (2018/2019 à 2020/24). Il y a quelques mois, le groupe BKT a conclu un accord similaire avec la Ligue nationale italienne pour donner son nom à la deuxième division locale (Série B),

«Cet accord démontre l’attractivité grandissante de la Coupe de la Ligue. A l’heure où le développement à l’international constitue une priorité de la LFP, le partenariat avec BKT offre également une opportunité unique de nouer des liens avec le monde économique indien», commente Didier Quillot, Directeur Général Exécutif de la Ligue football professionnel (LFP). C’est la première fois en effet qu’une entreprise indienne investit de manière significative dans le football. «L’Inde est un territoire absolument stratégique parce que c’est l’un des plus grands pays du monde, avec plus d’un milliard d’habitants. Le football n’y est pas le sport le plus populaire mais on dit là-bas que +Le cricket, c’est le sport des parents et le football va devenir le sport des enfants+», a-t-il ajouté.

Selon L’Equipe, cet accord rapportera 3 millions d’euros par an à la LFP. De quoi compenser la fin de trois contrats avec des sponsors de la compétition : la Française des Jeux (FDJ), Bricomarché et Auto Sécurité.