Actuellement sous contrat avec Errea, la Fédération Française de Volley (FFVolley) lance un appel d’offres pour trouver son futur équipementier sur le cycle 2022-2025. Il devra se montrer à la hauteur des ambitions de la fédération. Dans l’optique de décrocher l’or aux Jeux olympiques de Paris en 2024, le recrutement du Brésilien Bernardo Rezende, dit Bernardinho, comme sélectionneur des Bleus vient d’être officialisé. Le successeur de Laurent Tillie est considéré comme une légende vivante du volley mondial avec un palmarès dantesque.

Le futur contrat conclu au terme de la consultation sera d’une durée de quatre ans et prendra effet le 1er janvier 2022 pour se terminer le 31 décembre 2025. Il porte sur les droits arrivant à échéance à la fin l’année 2021 et s’articule autour d’un seul lot : « Équipements textiles destinés aux Equipes de France de Volley (volley-ball et beach-volley), ses évènements fédéraux ainsi qu’aux collaborateurs de la FFVolley ». La Fédération est déjà dotée d’un équipementier textile pour les droits relatifs aux arbitres et aux ballons (Mikasa). Le montant total du volume de produits dont la FFVolley a besoin par année (800 maillots de matchs bleus, 800 en blanc, 300 sacs à dos, etc.) est estimé à une valeur d’au minimum 300.000 € hors taxes prix de revient. Dans le cadre de sa consultation, la FFVolley établi un « prix de réserve » (tenu secret), c’est-à-dire un prix en deçà duquel elle pourra déclarer la consultation infructueuse. Pour l’évaluation des offres, quatre critères ont été défini. L’apport financier (dont les primes de résultats sportifs et royalties sur l’activité produits dérivés) proposé par l’équipementier candidat sera « prépondérant dans la décision d’attribution du lot » avec un coefficient de pondération dans l’appréciation globale de 50%.

Les candidats intéressés ont jusqu’au 10 mai prochain pour remettre les offres au siège de la Fédération. Le Bureau Exécutif de la FFVolley rendra sa décision fin mai/début juin.

Paris 2024 en ligne de mire

En attendant, la FFVolley dévoile ses meilleurs atouts. Alors que l’actuel sélectionneur Laurent Tillie, en place depuis neuf ans et qui aura offert à la France ses premiers titres (championne d’Europe 2015, deux victoires en Ligue mondiale en 2015 et 2017), terminera sa mission après les Jeux olympiques de Tokyo l’été prochain, la fédération a recruté le Brésilien Bernardo Rezende pour lui succéder. Un électrochoc dans les salles de volley-ball. Bernardinho est une véritable légende du volley mondial, avec un palmarès à la tête de la sélection brésilienne (2001-2017) qui laisse rêveur : champion olympique en 2004 à Athènes et en 2016 à Rio (plus deux médailles d’argent en 2008 à Pékin et 2012 à Londres), triple champion du monde (2002, 2006, 2010) et octuple vainqueur de la Ligue mondiale.

« Nous sommes très heureux que Bernardinho ait accepté notre proposition, se félicite Eric Tanguy, président de la FFVolley, dans un communiqué. Son immense palmarès est la preuve de notre volonté de voir l’équipe de France continuer à évoluer au plus haut niveau et à viser des podiums. Nous sommes persuadés qu’il saura, avec son expérience et son degré d’exigence, contribuer à lancer cette olympiade qui est pour nous particulièrement importante, avec les Jeux de Paris 2024 en ligne de mire. »

Même satisfaction chez la Directrice technique nationale, Axelle Guiguet : « L’arrivée prochaine de Bernardo Rezende est une très bonne nouvelle pour le volley français qui aborde la prochaine olympiade avec la plus grande des ambitions. Recruter le meilleur palmarès mondial en tant que sélectionneur était une évidence au regard de nos objectifs (la médaille d’or à Paris 2024). Et nous sommes ravis que ce message ait été bien perçu et accepté par l’Agence Nationale du Sport et son directeur, Claude Onesta, que nous tenons à remercier pour leur soutien à notre projet. »

En effet, si le montage financier n’a pas été dévoilé, on sait en revanche que l’ANS y participe. Ce que confirme Claude Onesta : « L’action que nous menons est essentiellement concentrée sur les échéance olympiques et paralympiques avec la volonté de tout mettre en oeuvre pour améliorer les performances du sport français, donc de déclencher des signaux forts lors des trois ans qui nous séparent maintenant de Paris 2024. Quand Eric Tanguy m’a parlé de la possibilité de recruter Bernardo Rezende, j’ai bien pris la mesure, au regard de son expérience internationale et de son palmarès, de l’expert qu’il était et de ce qu’il pouvait apporter à l’équipe de France de volley. Quand un tel projet paraît équilibré, soutenu par tous et rationnel, c’est du devoir de l’Agence Nationale du Sport d’y participer. »