Et de trois ! L’Arena 92 qui s’appelle U Arena depuis sa construction portera un nouveau nom très prochainement. L’enceinte où évolue le Racing 92 prendra le nom de « Paris La Défense Arena ». « Paris La Défense et le U Arena se sont rapprochés depuis plusieurs mois » pour étudier cette possibilité de naming.

Il ne reste plus qu’au conseil d’administration de Paris La Défense qu’à valider cette décision, le 17 mai prochain dans le cadre d’une « stratégie de promotion du territoire du quatrième quartier d’affaires mondial », expliquent les deux parties. C’est une surprise. Depuis le lancement du projet, la désignation d’une entreprise à dimension internationale était attendue. In fine, c’est donc le nouvel établissement public industriel et commercial (EPIC) Paris La Défense, créé le 1er janvier en remplacement de l’établissement public d’aménagement de La Défense Seine-Arche (Epadesa) et de l’établissement public de gestion de La Défense (Defacto) qui sort du chapeau.

Inaugurée le 16 octobre dernier, la U Arena de Nanterre a depuis accueilli trois concerts des Rolling Stones, la tournée de Stars 80, un show de moto-cross, un match de basket de Pro A entre Nanterre et Villeurbanne, et, côté rugby, un match international entre le XV de France et le Japon ainsi que sept rencontres du Racing 92.

Pour mémoire, Jacky Lorenzetti, propriétaire du Racing 92 et promoteur de la U Arena, avait mis la barre à 8,5 M€ pour les candidats au naming. Aucun montant ce futur naming n’a pour l’instant était confirmé. L’accord porterait sur une durée de dix ans. D’après Les Echos, son coût annuel serait de 3 millions d’euros, auquel s’ajouterait une part variable liée aux résultats tant en termes de fréquentation que de notoriété de l’équipement.

Ce n’est pas la première fois qu’un organisme public vient soutenir l’équipement. La salle ultra-moderne de 30.000 places (en configuration rugby) fait partie d’un ensemble immobilier. L’équipement a bénéficié du soutien du Conseil départemental des Hauts-de-Seine, lequel a investi 167 M€ afin d’acquérir 31.000 mètres carrés de bureaux attenants à l’édifice, afin d’y regrouper une partie de ses agents. Pour le reste, le holding Ovalto de Jacky Lorenzetti, qui porte le financement, a engagé 92 M€ de capitaux tout en s’endettant pour un montant équivalent.