Le PSG est à la recherche de nouveaux revenus, mais il n’est pas le seul club européen dans ce cas. Chelsea entreprend un large plan qui doit lui permettre de doubler ses recettes commerciales.

Avec la mise en place du fair-play financier, les apports de Roman Abramovich, son propriétaire, se trouvent limités. Le club londonien doit également financer la construction de son nouveau stade dans lequel il va investir près de 500 millions de livres. Chelsea a entrepris une nouvelle approche. Débarqué en février pour trouver de nouvelles sources de financement, Chris Townsend, le nouveau directeur commercial du club, livre son plan au Financial Times. Il souhaite nouer des accords avec davantage de marques. « Manchester United, Manchester City et d’autres clubs ont entre 50 et 70 sponsors. Nous prévoyons de nous concentrer sur plus de marques haut de gamme dans des catégories plus limitées. » Il y a quelques mois, Towsend expliquait que Chelsea prévoyait d’augmenter son nombre de sponsors de 12 à un nombre compris entre 30 et 35. « Au cours des sept à dix prochaines années, nous voulons que Chelsea soit le 4e ou 5e club enregistrant le plus de revenus dans le monde, plutôt que d’être 8e comme nous le sommes à l’heure actuelle. » D’après le cabinet Deloitte, Chelsea a gagné 376 M€ sur la saison 2015/2016 dont 184 M€ en revenus commerciaux. L’objectif est donc de passer à 730 M€ ! À titre de comparaison, sur la même période, Manchester United, qui enregistre les plus gros revenus au monde, a empoché 581 M€ dont 306 M€ provenant de ses sponsors.

Chelsea a déjà entamé sa mue en signant plusieurs contrats d’envergure comme avec l’équipementier Nike (900 M£ soit environ 1 milliard d’euros étalés sur 15 ans), le sponsor maillot principal Yokohama (50 M£ par an soit 56 M€) et le sponsor d’entrainement Carabao (10 M£ par an – 11 M€ environ). Avec le nouveau Stamford Bridge, Chelsea envisage de passer de 79 M€ à 112 M€ de revenus par an.