Le logo de l’Olympique lyonnais s’affiche sur les maillots de l’Asvel Lyon-Villeurbanne et de Lyon-Asvel féminin, clubs de basket-ball dont l’OL est devenu actionnaire minoritaire l’été dernier. Une opération présentée comme «une étape supplémentaire dans les partenariats qui les lient».

Le logo du club apparaît sur le devant du maillot de l’Asvel Lyon-Villeurbanne en Jeep Elite, et sur la face avant des tenues de Lyon-Asvel féminin en Ligue nationale et sur le dos en Euroligue dames. «Nos liens avec l’Asvel et Lyon-Asvel féminin vont bien au-delà d’une prise de participation capitalistique», a commenté Thierry Sauvage, directeur général d’OL Groupe, dans un communiqué. «Tony Parker est un formidable ambassadeur de la marque OL qui a su porter sa notoriété à l’international et accompagner le groupe dans l’atteinte de ses objectifs, contribuant notamment à la réflexion sur le projet de franchise féminine de football aux Etats-Unis et les discussions en cours avec le Reign FC de Seattle», club de la superstar américaine Megan Rapinoe que l’OL groupe pourrait racheter, a-t-il ajouté. «Nous sommes très heureux d’annoncer cet accord qui représente une étape supplémentaire dans l’histoire qui lie notre club à l’Olympique Lyonnais, ajoute Gaëtan Muller, Président Délégué LDLC ASVEL. Cette marque de soutien renforce encore davantage la confiance que nous nous vouons mutuellement. Aujourd’hui, nous réfléchissons à l’avenir ensemble, en véhiculant au quotidien des valeurs essentielles que sont l’excellence, le professionnalisme et la parité.»

Ce n’est pas une première pour le club de Ligue 1. Le blason de l’OL s’était déjà affiché sur un maillot de hockey sur glace. En 2016, l’Olympique Lyonnais était devenu Partenaire Majeur du club de Ligue Magnus de Lyon. Depuis, le club a stoppé ses activités, liquidé devant le tribunal de commerce de Lyon il y quelques semaines alors que la Fédération Française de Hockey sur Glace (FFHG) a pointé un passif de 390.000 euros.

Les fondamentaux sont plus solides avec l’ASVEL. OL Groupe s’est investi à hauteur de 20% dans le capital de l’Asvel, club présidé par Tony Parker, pour une somme de 3,4 millions d’euros tout en apportant une aide de partenariat annuelle sur cinq ans de 2,5 M€ dans un budget de 12 M€. Soit la moitié de ce qui manque à l’ASVEL pour porter son budget à 15 M€ pour espérer exister en Euroligue. Pour Lyon-Asvel féminin, l’Olympique lyonnais a pris 10% des parts correspondant à un investissement de 300.000 euros. Lors de la prise de participation de l’OL, les différentes parties avaient bien spécifié qu’il ne s’agissait «pas de la création d’un club omnisports». Quel est l’intérêt alors ? Ce n’est pas un hasard si Tony Parker est associé aux négociations pour la reprise d’un club de football féminin aux Etats-Unis. L’ancien joueur de NBA apporte son réseau et sa connaissance du système américain. Surtout, l’Asvel a abandonné son projet de nouvelle salle qui contrariait celui de l’OL de l’autre, à édifier à proximité du Groupama Stadium. Politiquement, le débat sur l’opportunité de disposer de deux arenas dans un périmètre aussi restreint est écarté. De plus, l’accord OL/Asvel prévoit que le club de basket-ball disputera ses matches de gala (d’Euroligue) dans la nouvelle salle, les rencontres de championnat continuant d’être disputées à l’Astroballe. C’est de la programmation en plus pour une salle de 16.000 places en mode concert, 13.000 places en mode sports.