En pleine Coupe du monde, disputée en Chine, comment se porte la Fédération internationale de basket (FIBA) ? Selon les comptes 2018 publiés par l’instance, les dépenses liées aux événements entraînent une perte de 5,3 millions de francs suisses, mais les revenus commerciaux sont solides.

La Fédération internationale de basketball (FIBA) a encaissé 98,3 millions de francs suisses (89,6 millions d’euros) en 2018, dont des recettes commerciales de 75,4 millions de francs suisses, mais a enregistré une perte nette de 5,3 millions de francs suisses, continuant d’investir dans ses compétitions. Comme la Coupe du monde organisée en ce moment en Chine. Un soutien accru aux fédérations nationales a contribué à ce déficit. «Au cours d’une année sans événement majeur pour la FIBA et avec des investissements accrus, 2018 représentait un challenge financier», explique la fédération internationale. Les dépenses 2018 se sont élevées à 103,6 millions de CHF. La FIBA a considérablement augmenté ses effectifs ces dernières années en développant des projets tels que le basket-ball 3 × 3 et en renforçant ses interventions dans différents pays.

Commercialement, ses recettes 2018 se sont élevées à 75,4 millions de CHF, soit 77% du total. Ces revenus commerciaux sont répartis entre droits médias (54 millions de CHF), sponsoring (19,4 millions), «autres produits commerciaux» (2 millions). Un total 16,2 millions est tiré des compétitions, dont 5,8 millions sont liés aux Jeux olympiques (avec l’organisation des tournois de qualification), 5,7 millions des compétitions par équipes nationales et 4,7 millions des compétitions de clubs.

L’organisme mondial de basket-ball a vu ses revenus augmenter considérablement lorsque l’accord conclu avec Perform (aujourd’hui le groupe DAZN) sur une durée de 17 ans et s’élevant à 500 millions d’euros, est entré en vigueur en 2017 pour la commercialisation des droits médias des compétitions de la fédération. En 2016, la FIBA a également contracté avec l’agence chinoise Wanda Sports (Infront Sports) pour la commercialisation des droits mondiaux (hors diffusion) de la Coupe du monde de la FIBA et de ses autres compétitions jusqu’en 2033. Divers accords de sponsoring, à long terme, ont été annoncés depuis avec Nike, Tencent et Tissot.

Secrétaire général de la FIBA, Andreas Zagklis, a souligné lors du dernier congrès de l’instance l’importance des revenus commerciaux garantis par les contrats à long terme conclus avec DAZN et Infront. «Nous avons un modèle innovant dans lequel des experts sondent le marché et vendent. Ils nous conseillent sur les choses à améliorer. Mais nous restons les propriétaires des droits et les seuls décisionnaires du sort de nos compétitions.»

Sur le cycle 2015-2018, les activités commerciales ont représenté 65% des revenus de FIBA (324,2 millions de francs).