Le constructeur Maserati annonce son retour en compétition, avec un engagement en Formule E à partir de 2023. Maserati sera la première firme italienne à s’impliquer dans le championnat du monde de monoplaces électriques.

Il faut dépoussiérer ses archives. Maserati n’avait plus eu de programme officiel en compétition depuis 2005 et la fin de son engagement dans le championnat GT FIA. En 2023, la marque basée à Modène, en Italie, va faire son grand retour… en catégorie électrique. À l’occasion du lancement de la Gen3 des Formule E (capable de générer 45 % de son énergie utilisée en course par la régénération), Maserati va s’impliquer dans le championnat du monde des monoplaces électriques, ou DS, Jaguar, Nissan ou encore Porsche sont déjà engagés.

Un choix stratégique pour la marque au trident, qui désormais, va proposer des modèles 100 % électriques dans sa gamme. « On est sur le chemin de la reconstruction pour aider Maserati à être compétitif en course mais aussi auprès des consommateurs, résume son PDG Davide Grasso. On a l’opportunité d’avoir la bonne approche stratégique de l’électrification. En Formule E mais aussi pour les produits qu’on va lancer. D’ici à 2025, tous nos nouveaux modèles seront disponibles avec une option électrique. On se sent prêts pour tout ça. » Ce retour en compétition est présenté par la firme italienne comme « la première étape » de la stratégie de la marque dans le sport automobile.

Un « laboratoire technologique »

« Au-delà de l’importance historique, l’écurie de Formule E de Maserati sera pour nous un laboratoire technologique idéal pour accélérer le développement de groupes motopropulseurs électrifiés à haut rendement et de logiciels intelligents pour nos voitures de sport routières, explique Jean-Marc Finot, directeur de Stellantis Motorsport. Dans cette optique, la Formule E est le championnat idéal et nous sommes fiers d’être la première marque italienne à y participer. » La Formule E « est la vitrine idéale pour les marques de voitures ultra-performantes les plus dynamiques et innovantes à la recherche de visibilité pour leurs prouesses technologiques et leurs ambitions sportives », ajoute Alejandro Agag, président fondateur du championnat du monde. « Avoir une telle marque qui nous rejoint en FE, c’est un moment incroyable pour le Championnat. » Et une bouffée d’air après les récents retraits d’Audi et BMW (fin 2021) et celui annoncé de Mercedes fin 2022.

Le groupe Stellantis doublement présent

Depuis un an, Maserati fait partie du groupe Stellantis, né du rapprochement entre le français PSA et l’italien FIA-Chrysler. Maserati sera donc en concurrence avec une autre marque du groupe, bien installée en Formule E avec DS. « Nous travaillons de manière transversale chez Stellantis, c’est une façon d’être efficace, pour développer en compétition mais aussi les voitures de série. On va utiliser des technologies de DS pour Maserati, comme on l’a fait depuis DS jusqu’à la voiture hybride de Peugeot en WEC », détaille Jean-Marc Finot.