Au sein de l’Alliance Renault Nissan plusieurs marques se côtoient avec des territoires propres. Renault, qui entend se concentrer sur la Formule 1, laissera dans un an sa place à Nissan au côté de l’équipe e.dams dans le Championnat du monde de Formule E.

La saison 2018-2019 sera celle des changements en Formule E. La saison 5 du championnat du monde de voitures électrique marquera le début d’une nouvelle ère dans la discipline, avec des courses qui ne verront plus le pilote changer de voiture à mi-parcours (pour cause de batterie à plat) et verra arriver plusieurs constructeurs. En décembre prochain, Renault, DS et Jaguar seront rejoints par Audi. Puis, pour la saison 2018-2019, ce sera le tour de BMW. Enfin, pour 2019-2020, ce sera Mercedes et Porsche. Nissan, leader mondial des ventes de voitures 100 % électriques avec la Leaf (dont la nouvelle génération va entrer en commercialisation), ne pouvait plus passer à côté du Championnat du monde de Formule E. Renault va lui faire de la place au sein de l’écurie e.dams d’Alain Prost et Jean-Paul Driot. Les ateliers de Renault Sport Racing, à Viry-Châtillon (Essonne), continueront de développer l’ensemble moteur-boîte mais Nissan prendra à son compte la valorisation du programme (et donc des économies pour Renault). Le constructeur japonais est absent des grands championnats internationaux depuis l’arrêt de son dernier programme d’endurance. Si Nissan doit récupérer l’engagement de Renault, cette arrivée pose la question de la poursuite de l’aventure Formule E pour Sebastien Buemi. Le pilote suisse est engagé avec Toyota en endurance, et ses obligations contractuelles avec la firme japonaise sont prioritaires. Il est peu probable que Toyota laisse son pilote représenter un constructeur japonais concurrent dans une autre discipline.

En attendant, il reste un objectif à l’équipe Renault e-dams : décrocher un quatrième titre de suite (début de la saison, les 2 et 3 décembre à Hongkong) et rester ainsi invaincue dans la catégorie. Pionnier, le Losange a participé à la création de la discipline. Il a conçu avec Spark la monoplace que toutes les écuries utilisaient pour la première saison : Spark s’est occupé du châssis et Renault du moteur (depuis la deuxième saison, les écuries sont libres de choisir le fabricant du moteur, le châssis reste unique).